Un aprèm au juvénile

On 7 octobre 2013 by From elephants to kangaroos

Attention, je préfère prévenir dès le début, âmes sensibles s’abstenir ! En aucun cas je ne veux heurter la sensibilité de qui que ce soit donc si vous pensez que vous ne pouvez / voulez pas lire un article difficile ou que ce n’est pas le bon moment, revenez-y plus tard !

IMG_0777Dimanche après-midi, nous voilà partant au juvénile a 9 personnes de la famille pour aller à la rencontre de ces enfants. Le juvénile, c’est un endroit où les mineurs vont lorsqu’ils ont fait quelque chose de grave (vol, violence, viol…) et que leurs parents ne peuvent plus s’en occuper. Pour votre information, même si cela parait assez dur a 1ere vue, sachez qu’au Kenya, une personne qui se fait prendre en train de voler ou autre se fait immédiatement abattre dans la rue par les gens du quartier / par ceux qui l’ont surpris. Pour en avoir discuté avec Hellen puisque c’est arrivé quelques jours après mon arrivée dans notre quartier avec un jeune homme s’est fait prendre en train de voler et donc battre quasi a mort mais (heureusement) a été sauvé de justesse parce qu’Hellen l’a demandé, vous ne pouvez pas épargner les gens ici parce que si jamais vous les dénoncez à la police et les envoyez en prison, à leur sortie, ils vous retrouveront pour vous tuer… Cette discussion était assez choquante puisque ma famille d’accueil s’est fait tout voler une nuit 3 semaines avant mon arrivée mais ils ne savent pas qui l’a fait et à choisir, s’ils avaient su, eux aussi auraient préféré le tuer plutôt que le dénoncer et risquer leur propre vie. Un choc culturel de plus je suppose.

J’en reviens au juvénile. C’est donc presque une chance pour ces ados d’atterrir dans un endroit commeIMG_0790 celui-là, ils ont la possibilité d’avoir une 2nde chance, ce qui est rare au Kenya. Ils doivent suivre des cours très sérieusement, vivent dans des chambres qui ressemblent à des dortoirs militaires (de ce que j’en ai vu puisqu’il est interdit de prendre des photos ou de s’y rendre) et sont en permanence en uniforme, un pour les filles, un pour les garçons. De ce que j’ai compris de l’organisation, ils ont bien sur des surveillants, des gardes a l’entrée pour surveiller les allers et venues (visites autorisées seulement le dimanche) et l’un des enfants, parmi les plus âgés, faisait respecter le silence et l’ordre avec un bâton et une ceinture a la main, au cas où l’un se manifeste trop fortement.

IMG_0834Nous concernant, le but est de leur faire passer du temps à penser à autre chose. Ils étaient tous assez curieux a l’idée de voir une mzungu (une blanche) rentrer et voulaient donc savoir mon nom et d’où je venais, comme quoi un petit rien leur a fait tellement plaisir… Pendant 1h nous avons donc demandé qui souhaitait faire un petit show, nous chanter quelque chose ou autre. Les 10 volontaires ont chanté, tous des styles différents, c’était vraiment sympa et bonne ambiance même si je ne comprenais pas leur langue et donc ce qu’ils disaient. J’ai notamment été impressionnée par l’un des garçons qui chantait superbement bien et en anglais. J’apprendrais un peu plus tard qu’il était là parce qu’il avait violé une fille, il doit avoir à tout cassé 15 ans… Avant de partir, nous avions collecte des fonds afin de leur acheter du pain, denrée qu’ils n’ont pas en temps normal. Nous leur distribuons donc. A la fin, 2 filles en particulier voulaient à tout prix prendre une photo avec moi, ce que j’ai fait avec plaisir ! Pour decouvrir toutes les photos, rendez-vous dans ma galerie photo.

Apres ce moment, nous sommes allés à l’Hippo Point, endroit où l’on peut voir le lac Victoria et des hippos parfois. Il ne faisait pas très beau, aucun hippo en vue mais on a passé un super moment tous ensemble et cela nous a fait du bien! Quelques photos de famille dans la galerie la encore!

2 Responses to “Un aprèm au juvénile”

  • Gertrude

    Dis donc, pas évident cet aprem là… ils parlaient anglais les plus vieux ? chouette que tu aies pu un peu plus communiquer avec eux qu’avec les plus petits de l’école :).
    Une grande pensée, et plein de courage .

    • From elephants to kangaroos

      je sais pas trop s’ils parlaient anglais parce qu’ils ne communicaient qu’en swahili mais oui je suppose, ici tout le monde parle anglais!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :